Bio

Né en 1981. Vit et travaille en Vendée.
Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2008
Ateliers de Michel Salsmann et Pat Andréa

Archives : Documents d’Artistes Rhônes-Alpes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2016 Démons et merveilles, T.Perino, Galerie Beaux-Arts de Siaulliai, Lituanie
2015 Livres réels et dessins récents, festival Serendip, Treize, Paris, FR
2014
Les embruns du talus, Espace Xavier Violet, La Tranche Sur Mer (85), FR
Galerie des Tanneries, Nérac (47),FR
2013
Traquenard. COOP, Bidart (64), FR
Centre d’art de Pollen, Monflanquin (47), FR
2012
Musée Marzelles, Marmande (47), FR
2010
Kiosque images, avec Jérémy Boulard Le Fur, Revue Collection Paris, FR
Vestiges et fétiches, vestibule de La Maison Rouge, Paris,FR
Loubard à l’Atelier Katalin, oeuvres sur papier, Paris,FR

EXPOSITIONS DE GROUPE

2019
Exposition ETRANGE(S), Galerie Michel Lagarde, Paris
2018
Vingtième prix de la Fondation d’entreprise Ricard
REALMSII, Com Jon Vaughn, G.Snelgrove Gallery, Saskatoon, Canada
Paréidolie. Centre social La Brunetière, Bergerac
2017 Bienvenue, avec Claire Chauvel, rencontre à l’atelier, Mouleydier (24), FR
2016
Comment faire plaisir, Invitation Vydia Gastaldon, Genève, SWISS
Invasions barbares, Mac de Pérouges (01), FR
Affinités, Invitation Dominique Husson, Château de Champdor (01), FR
2015
Salon de Poncin, (01), FR
Goldenfield, Chateau de Champdor (01), FR
Einmal Ist Keinmal (une seule fois ne compte pas), Galerie Celal. Paris, FR
Underground, Revues alternatives, Cité internationale des Arts, Paris, FR
2014
Accrochage 2014, Galerie Celal. Paris, France
36 Mountains, 2ème édition. Zagreb, Lubjiana, Paris, Croatie, Slovénie
Damnation Sauvage 2, Temple Vengeance, Mat Galerie, Montpellier, FR
2013
Extensions, Galerie Celal, Paris, FR
Brûle Monsieur Carnaval, Les Passerelles, Pontault-Combault (77), FR
Escape the Landscape. Galerie DogPig, Taïwan
Urban Brains, Galerie Celal. Paris, France
Dopple Ganger, Paris, France
Suite Kimono, autour de Singeon, Galerie Lazer Quest. Le Bloc. Paris, FR
2012
A place near Vahna. Galerie Stattberlin. Berlin, GERMANY
36 Mountains. Zagreb et Montpellier. Croatie, FR
Spacejunk. Invitation par Morgan Navarro, Lyon et Montpellier, FR
Grotesque. Galerie Le Mat. Montpellier, FR
Stratos. Commissariat Revue Collection. CACL (01), FR
2011
Frédéric Magazine. Galerie Jean-Marc Thévenet. Paris, FR
Rock. Galerie Voskel, Paris, FR
Screenophrenia1.2, 38 Quai Notre-Dame, Lille. You Art Galerie, Liège, BE
Lucid dreams, Invitation de Mark Murphy, San Diego, USA
Pink Poseidon 6ème édition, Galerie Place Forte, Paris, FR
L’ivresse des cîmes, Galerie Ra, Anvers, BELGIUM
CHIC DESSINS, Cabinet de dessin contemporain, Paris , FR
2010
Whatever they feel, Anna Parkina, Galerie Wilkinson, Londres, UK
Rencontres, 6B, Saint-Denis, FR
Summer Group Show, Fat Galerie, Paris, FR
Rue des promenades, L’USINE, Paris, FR
Salon des Réalités Nouvelles, 64ème édition, Paris, FR
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Galerie Talmart, Paris, FR
Viral Kabal, Pink Poseidon. Paris 11, FR
2009
Parcours d’artistes, Pontault-combault (77), FR
Singuliers et Solitaires, Galerie CROUS-Beaux-arts, Paris, FR
2008
Jeune création, exposition et performance, Paris La villette, FR
Géants, performance. Dessins collectifs, ENSBA Paris, FR
2007
Salon des 109, Paris, FR
2006
Embarquons-nous, Exposition itinérante sur un voilier, Bretagne, FR
Vitrine Frédéric Magazine, Galerie No Good Window, Paris, FR
Revue Politique, éditions Fltmstpc. Galerie France Fiction, Paris, FR
2005
The moth symposium, Canberra, Australie
Visage, Canberra, Australie
1/X, Galerie droite de l’ENSBA, Paris, FR

ENTRETIENS

2019 Swarm Mag
2015
Interviews with Revue Collection  www.collectionrevue.com
2013 Etapes, Numéro 214 Spécial dessin, rubrique « Transcender le dessin »
http://posca-life-custom.com/article/ludovic-boulard-le-fur-interview
2012 France 2, Interview pour l’Emission Grand Public. street art. 14/12/12
2010 Revue COLLECTION # 1, 10 pages d’interview et reproductions

EDITIONS SOLO

2018 Les crocs électriques numéro 130, 200 ex, 40 pages
2014 Traquenard, éditions Pollen Monflanquin, accompagnant l’exposition
2011 Invitation à la maison Jaune, de Thierry Calvet, ed Rue des promenades
2009 BAZAR # 52, éditions Fltmstpc
Décapitron # 19, éditions Shoboshobo
2004 Le cantique de lumière, linogravures. Récit de Yoni Bin, auto publication
2003 MOUSSDIOUF no : 1, auto publication

EDITIONS DE GROUPE

2018 REALMS II. 314 pages, avec 108 artistes internationaux, curat J.Vaughn
2017 Blanco experimental, revue en ligne
Bagarre, edition Mondo Zero, 300 ex, 52 pages
2016 Surf Artworks – Surfboards Paintings, Surf Sessions editions
2015 Lynx, journal de l’Ain à prix libre.
2014 Hopital Brut 10, éditions Le Dernier Cri
Super-Structure / Bolides, Journal de dessins, éditions François de Jonge
Poursuite Kimono, Livre regroupant 27 artistes invités par Singeon
Lagon, Livre de 380 pages imprimé en riso et sérigraphie. 33 artistes.
2013 Super-Structure / Cabanes, Journal de dessins, ed François de Jonge
Poum, Livre regroupant 15 artistes. Edité par J-B Couronne et A Léger
2012 Livre Triangulaire, éditions de L’articho
2011 Frédéric Magazine, éditons Les Requins Marteaux.
Avorton1 et 2, livres en sérigraphie Editions Mathieu Desjardins
Headache, Editions du Livre
2010 Rêveries Animales, livre en sérigraphie, éditions ATUO
2009 Shinning Magazine # 8/ Pleasure, livre numérique
Lazer Magazine, fanzine mensuel gratuit
Na magazine 1, Modern Spleen, journal gratuit, dessin- B.D. 20 000 ex
Nazi Knife # 5, éditions Fltmstpc
2008 Rebel Assault, numéro final du collectif Kung Fu magazine
2006 Le Club des 5, revue hebdomadaire du collectif Kung Fu. N°35 : Le vide
Frédéric Magazine, ed du 57 http://fredericmagazine.free.fr
2005 Du lundi au lundi, Direction de la revue, 10 numéros. ed Lucien Laberlu
Politique no 2, éditions Fltmstpc

RESIDENCES

2018 Résidence au centre social de la Brunetière, Bergerac
2014 Le vif et l’inerte, Workshop au Centre d’Art Contemporain de Lacoux (01)
2013 Résidence Eros ou le paysage, Espace Eric des gorges, M La Trivalle (34)
2012 Résidence, La maison du poète, Sérigraphie, Beaux Arts de Nîmes
2006 Bourse d’échange avec l’école d’art de Canberra en Australie
2004 Résidence, Fondation italo-suédoise, gravure grand format Venise, IT

PRIX / AIDES / BOURSES

2019 Bourse d’aide à la création. DRAC Pays de la Loire
2016
 Documents d’Artistes Rhônes-Alpes
2014 Bourse d’aide à la création. DRAC île de France
2013 1er prix concours Posca / planche de surf / Rip Curl, exposition itinérante

ACQUISITIONS

2013 Artothèque de l’ESHADHaR (École Supérieure d’Art et Design du Havre)

EVENEMENTS, COMMANDES ET COLLABORATIONS

2018 Paravant. Commande en duo avec l’artiste Claire Chauvel
2016 Carré de soie pour Teorama
2017 Sérigraphie avec l’atelier Chalopin (01)
2015 Carte postale sérigraphiée, Festival OFF d’Angoulême
Tee-shirt pour la marque Phenüm
2014 ledessincontemporain.fr, participation au site de vente de dessins
Fanzines! Festival. 10×10, 100 artistes invités, Paris, France
Autocollant pour Radio campus, émission «Accords Électriques»
2013 Invitation par l’Ecole des Beaux-Arts du Havre : Conférence et édition d’une sérigraphie phosphorescente
2012 Edition foulard en soie, Institut sérigraphique, galerie du Jour Agnès B
2011 Tatoos décalcomanies, ed Rue des promenades, la Maison rouge, Paris
2010 Participation au jury d’entrée de l’école des Beaux-Arts de Paris
Affiche, papier- peint, musiques sous-terraines. Amsterdam , Pays-Bas
2008 Vidéo Gardiens: Film d’animation de 4 mn, réalisation V.Manouvia-kouka
https://www.dailymotion.com/video/x5ze74

TEXTES

LBLF   Ludovic Boulard Le Fur est écoute. Avant tout, et essentiellement. Et probablement, l’est-il devenu depuis quelques années de manière bien plus radicale que par le passé. La raison et l’enjeu sont sans doute une même entité : la peinture. La raison parce qu’il l’a entendue, l’enjeu parce qu’elle est à entendre, à entendre encore et sans fin : la peinture.   On constate en effet, dans toute la première longue période de son travail, une dynamique extrêmement volontaire : lignes très tracées, couleurs savamment appliquées, formes très masculines, virilistes presque pourrait-on dire, anguleuses, agressives, conquérantes, conquérantes aussi bien d’espaces dessinés, représentés, de paysages représentés à arpenter, que conquérantes sans doute du médium même qu’elles employaient. Explosions donc de formes tranchées, de couleurs tranchées elles aussi, combattant semblait-il les unes avec les autres, disposées d’une main volontaire, décideuse, supérieure presque, si l’on entend par là que l’œuvre était en quelque sorte l’application d’une volonté, le fruit d’un vouloir dont elle découlait. Le résultat était très beau.   Et puis soudain, il y a quelques années, tout bascule. On le voit par les réseaux sociaux : soudain ce que Boulard montre est… différent. On regarde les yeux grand ouverts, jour après jour, comme on assiste à une naissance : discret, médusé, comme ne voulant rien dire pour ne pas risquer de déranger le moment, d’apeurer cela qui naît, le faire rentrer dans sa coquille pour ne plus jamais reparaître. Comme l’écrit Mathieu Riboulet de totalement autre chose, le monde a changé d’axe.   Ça tourne en d’autres lieux, sur des perspectives bouleversées, les ponts coupés, le passé est derrière et plus rien ne semble y relier, on avance dans d’autres prairies, d’autres montagnes, les jardins sont neufs, possibles au lieu d’être habités. Une rencontre décisive a l’air d’être advenue : celle avec la peinture à l’huile. Puis viendra ou reviendra l’aquarelle.   Brusquement, comme on pourrait le dire des dodécaphoniques lorsqu’ils surgissent dans le paysage du romantisme finissant, Boulard « pète un plomb », dans le sens le plus beau du terme : il lâche prise et se jette à l’air, comme on se jette du haut de la falaise, dans le corps de l’autre, dans le voyage, dans l’espace ou dans le rêve. Mais ici c’est dans la peinture, à sa rencontre, à son écoute, submergé par la vérité qu’elle envoie comme un océan dès lors que l’on s’ouvre à ce qu’elle dit. Et là soudain plus de garde-fous, plus de rampes auxquelles on s’accroche, plus de décisions prédélimitées des routes à arpenter ou non, plus de tracés, plus de certitudes, de viriliste tentation de dominer l’altérité pour faire tenir sa volonté : au contraire, une écoute radicale, débarrassée de toute velléité de régner, mise en œuvre soudain d’une compréhension comme immédiate et totale de ce que la seule qui saura les directions que l’on doit prendre, quoique sans savoir ce qu’on y trouvera, c’est toujours elle seule et la même : la peinture. Ou la musique. Ou l’écriture. Etc.   Et que le désir du peintre lancera l’impulsion, jettera le dé, servira comme disait Blanchot à « imposer silence » à cette voix anonyme qui parle en la rabattant concrètement dans l’œuvre, comme on jette un oiseau à terre, mais que le peintre ou l’écrivain ne seront que les secrétaires offerts d’une force supérieure et qui sait : celle de la peinture, qui sait ses couleurs, ses formes, ses lignes, qui saura choisir quoi montrer, comment, saura répondre à cette couleur et à celle-là, et comment se jeter sur ce terrain, quels chemins prendre dans cette forêt, quand continuer et quand s’arrêter, et à laquelle il serait parfaitement vain de songer mesurer les petites puissances de sa pauvrement humaine volonté, qui saura toujours infiniment moins.   Depuis ce qu’il semble permis d’appeler ce tournant, l’œuvre semble sortir en permanence de quelque ruisseau caché, continu, secret et immense à la fois, dont Boulard semble avoir la clé, et dont comme on note ce que les esprits disent et qu’il en sort une feuille écrite, il partage avec nous les couleurs, les formes et les voix que cela lui dicte, dans l’ondulation continue et le changement de forme incessant de cela qui, sans mourir sous les coups de pinceau volontaires d’un peintre, s’éploie librement dans l’espace vierge qu’il lui offre, celui de la toile, ou du papier, et celui de son être absenté maintenant dédié à écouter.   Voici le peintre.  

Jérémie Grandsenne, 2019
___

Ludovic Boulard Le Fur ou l’émergence des mondes

La façon dont Ludovic Boulard Le Fur travaille, quotidienne, rapide, dans un mouvement qui ne prendra fin qu’avec la série en cours, en dit long sur sa quête : celle de déposer sur le support tous les surgissements possibles, tout ce qui peut émerger de la virtualité d’une tache ou d’un trait. Et ce, jusqu’à ses œuvres les plus récentes : des peintures sur papier, à l’huile ou à l’aquarelle, dans lesquelles les figures se glissent, se croisent, s’étirent dans la couleur et entre les lignes. D’étranges visages, qui tantôt éclatent à la surface comme des bulles, tantôt s’extirpent des protubérances d’un nuage, tantôt fuient dans les mouvances de la matière. Hommes, animaux, êtres de l’entre-deux, ils se modèlent quasiment sous nos yeux, dans un devenir permanent, chargés (au sens explosif du terme) de leurs transformations futures. Menaçants, ils intimident ou font surgir le rire, ces monstres issus des replis de l’imaginaire. Ce sont les enfants tardifs d’une certaine histoire de l’art qui, de Kandinsky à Kitaj, s’intéresse à la façon dont la forme engendre la figure — et la figure, la forme.
Dans leur fulgurance, ces images, véritables « explosantes fixes » attirent avec elles l’amorce d’une histoire. Si les couleurs rappellent celles d’un Karel Appel ou d’un Asger Jorn, les titres ont la verve de l’époque surréaliste, humoristiques, symboliques ou pittoresques, selon les cas. Complexes dans leurs intrications, les formes ont pourtant l’évidence immédiate, rugueuse, des peintures d’un Jean-Pierre Pincemin. Et l’on ne sait si l’on doit y voir une mythologie nouvelle ou un répertoire inépuisable de formes. Les deux aspects s’attirent, se repoussent, se condensent, dans une volonté d’art total et une abondance créative — un trop-plein dont l’artiste se défait en le modelant.
Car, avant tout, il s’agit bien de la genèse d’un monde, qui se déploie depuis 2004, fait d’étapes successives, un univers qui, d’un bout à un autre, se configure en épuisant, ad libitum, les potentialités du trait et de la tache. Les séries s’accumulent, s’interpénètrent.
Il n’y a jamais vraiment de rupture, en effet, mais, comme le dit l’artiste lui-même, des « élans », d’où naît à chaque fois une nouvelle strate, riche d’expérimentations et de références. Peu à peu se crée ainsi quelque chose comme un catalogue, dont les règles sont la force de l’apparition, l’intensité de la surprise, la folle liberté du jeu, la jubilation de la quête. Les gargouilles gothiques, les grotesques de l’époque Maniériste, les figures cachées dans les illustrations populaires, les caricatures d’Honoré Daumier, les formes hérissées d’Oscar Dominguez, les taches d’Henri Michaux. Autant de souvenirs, de mondes en latence, qui hantent le travail de l’artiste et donnent naissance à ces créatures qui lui appartiennent sans lui appartenir, qui le traversent — comme lui-même traverse, en l’explorant à plein, l’univers des formes.
On ne saurait dire alors s’il s’agit de l’ouverture d’un monde ou, plus justement, de la révélation du monde, que l’artiste habite en le co-créant.

Anne Malherbe, 2019
___

« Ludovic Boulard Le Fur, l’ovni de l’espace Ricard
Dans ce maelstrom d’installations qui portent l’estampille de l’art contemporain, cet ancien élève des Beaux-Arts de Paris, camarade d’école de Neïl Beloufa fait figure d’outsider, terme qui en la circonstance pourrait aussi renvoyer à l’art brut. Il s’individualise en s’exprimant exclusivement au travers de la peinture, ce médium révélateur d’une « plénitude » selon ses propres mots, mais aussi d’une véritable mythologie. Cette technique ferait apparaître « d’invisibles créatures, comme si, dit-il, elles existaient déjà ». Il recourt à la manière des surréalistes à une sorte d’automatisme en débutant par le contour à l’intérieur duquel se dessinent des yeux, des visages et enfin des silhouettes anthropomorphes. Il y a du primitivisme dans le fonds qui anime son art. Ses figures sont de celles qui pourraient surgir de quelque grotte, ou au hasard de formes rocheuses. Ludovic Boulard Le Fur renoue avec la nature et un monde oublié, hanté par d’étranges créatures situées au croisement de la préhistoire de la BD, dans cet univers de l’enfance peuplé de rêves et de monstres magnifiques. Ici le cauchemar est proche du rêve, d’un rêve qui a déserté l’art contemporain. Hélas ! »

Geneviève Nevejan pour le curieux des arts à propos du 20 ème Prix Ricard
http://www.lecurieuxdesarts.fr/